Bureau des enquêtes indépendantes
   
Bureau des enquêtes indépendates
« Notre engagement est de mener à bien notre mission d’enquêter de façon indépendante, sans influence de l’État ni des services policiers. »
2018-04-25

Enquête indépendante concernant l'événement survenu à Montréal le 1er février 2017: le BEI remet son rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales

Le BEI a complété son enquête indépendante sur les circonstances entourant l’événement survenu à Montréal le 1er février 2017, au cours duquel, Gerardo Manuel Alvarado Huasapoma un homme de 25 ans, est décédé.

L’enquête démontre les faits suivants :

Le 1er février 2017, vers 6 h 47, munis de mandats de perquisition, des enquêteurs assistés du Groupe tactique d’intervention du SPVM exécutent 2 perquisitions simultanées dans 2 appartements. Ils enfoncent la porte d’un des logements, au 6e étage, à l’aide d’un bélier et s’identifient. Face à eux se trouve un homme qu’ils maîtrisent.

Un autre policier se dirige vers la porte fermée d’une chambre.  Il s’identifie et l’ouvre. À environ 10 pieds de lui se trouve un homme, torse nu, debout sur son lit.  Il crie à nouveau « police » et se dirige vers l’homme, pointant son arme à feu vers lui. L’homme fui par la fenêtre de la chambre située directement derrière lui et donnant sur le balcon.  Arrivé à la fenêtre, le policier voit le fuyard enjamber la rampe. Le policier sort  par la fenêtre pour rejoindre le balcon.  Pendant ce temps, il perd l’homme de vue. Le policier regarde alors vers le bas et constate que l’homme est étendu au sol, 6 étages plus bas.  Des policiers qui se trouvaient à l’extérieur, à proximité du périmètre ont vu Gerardo Manuel Alvarado Huasapoma tomber au sol devant eux. 

Les ambulanciers, qui étaient en attente, se sont rendus immédiatement sur place et ont débuté, avec l’aide de 2 enquêteurs, des manœuvres de réanimation. Gerardo Manuel Alvarado Huasapoma a été transporté à l’hôpital où son décès a été constaté à 07h29.

Conformément à la Loi sur la police, le BEI a transmis son rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales et au Bureau du coroner le 25 avril 2018. C’est sur la base de ce rapport que le DPCP déterminera s’il y a lieu de porter des accusations contre les policiers impliqués.

Rappelons que le rapport produit par le BEI n’est pas public puisqu’il contient des renseignements sensibles et nominatifs, des déclarations des personnes impliquées et des témoins de même que des éléments de preuve. Conséquemment aucune autre information sur les faits ou sur l’enquête ne sera divulguée par le BEI.